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Les tests passent. Puis on ouvre l’application.

Le guide devait montrer l’application

Dans mon dernier retour sur THÉRÈSE, je racontais une visite un peu moins tranquille que prévu. Fable avait préparé les 31 pages du guide de présentation. En parcourant l’application, neuf bugs étaient remontés.

Ce travail arrivait après un audit et l’ajout de nombreux tests. J’aurais aimé que la visite ne serve qu’à expliquer comment utiliser l’outil. Elle a aussi servi à découvrir ce qui résistait encore.

Un document ajouté sans confirmation visible. Des symboles parasites dans une réponse. Un assistant qui commence à l’étape 1 sur 4 et continue à l’étape 2 sur 2. Une facture qui perd ses accents. Rien de très abstrait : des choses que l’on voit en utilisant l’application. J’ai conservé ces défauts dans le retour publié sur LinkedIn, avec leur place dans le guide.

Ce que prouve un test qui passe

Un test automatique répond à une question précise. Le calcul renvoie-t-il la bonne valeur ? Le bouton déclenche-t-il l’action attendue ? Un utilisateur sans accès est-il bien refusé ? Ces questions sont utiles et méritent des réponses reproductibles.

Mais une action peut réussir sans que l’écran l’explique. Le document est enregistré, pourtant la personne hésite : faut-il cliquer une deuxième fois ? Le code peut être correct sur ce point et l’expérience rester pénible.

Quand un agent m’annonce que les tests passent, je veux donc savoir lesquels. Je veux aussi voir ce qu’il a ouvert. Une capture du résultat apporte une information différente d’un compte rendu de test.

Partir d’une tâche ordinaire

Pour préparer une recette, je propose de partir d’une phrase qu’un utilisateur pourrait dire : « Je veux ajouter ce document et le retrouver demain. » On déroule ensuite le parcours jusqu’au résultat réellement utile.

  1. Ouvrir l’application dans un état connu, avec des données de démonstration.
  2. Faire la tâche par les commandes visibles, sans raccourci réservé au développeur.
  3. Regarder la confirmation, puis revenir sur l’écran pour vérifier ce qui a été conservé.
  4. Essayer un cas incomplet ou refusé, et lire le message affiché.
  5. Recommencer sur une taille de fenêtre plus étroite si l’usage le demande.

Pour un export, le parcours continue dans le fichier produit. Un PDF existe peut-être, mais ses accents, ses sauts de page et ses montants doivent encore être lisibles. Le bouton de téléchargement n’est pas la dernière étape.

Un défaut doit pouvoir être retrouvé

« L’écran est bizarre » aide peu à corriger. Une fiche utile précise l’écran, l’action, le résultat attendu et ce qui s’est réellement produit. La taille de fenêtre et une capture complètent le constat quand le défaut est visuel.

Après correction, on refait ce parcours. Si le problème se prête à un contrôle automatique, on l’ajoute pour éviter son retour. Inutile, en revanche, de relancer indéfiniment toute la batterie sans nouveau changement ni doute à résoudre.

Garder une place pour la découverte

Je connais les écrans de THÉRÈSE et ce qu’ils sont censés faire. Cette connaissance peut m’aider à comprendre un défaut, mais aussi m’en faire contourner un sans y penser.

Une personne qui découvre l’application n’a pas ce mode d’emploi dans la tête. Ses hésitations, ses retours en arrière et les mots qu’elle cherche sont précieux. La recette des agents prépare ce moment ; elle ne permet pas de prétendre qu’une étude d’usage a eu lieu.

THÉRÈSE reste en alpha. Les neuf bugs de ce retour sont le constat d’une visite donnée, pas un inventaire de tous ses défauts ni une promesse qu’ils sont tous corrigés aujourd’hui. Le guide aura au moins servi à regarder le résultat de plus près.

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Questions fréquentes

Faut-il encore des tests automatiques ?

Oui. Ils permettent de vérifier les comportements attendus et de détecter des régressions. La visite visuelle complète ce contrôle en examinant ce que l’utilisateur voit et comprend.

Un agent peut-il faire toute la recette ?

Il peut parcourir des écrans et collecter des preuves, si ses outils le permettent. Cela ne remplace pas l’observation de personnes qui découvrent l’application et essaient d’y faire leur travail.

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